Hôtels à Villeurbanne
Un esprit de tolérance
Villeurbanne s'enrichit constamment des différences ethniques et culturelles. Toutes participent depuis plus de deux mille ans à sa construction et à son esprit d'accueil et de tolérance. En devenant gallo-romaines, les peuplades allobroges des origines inauguraient un long processus d'échange entre les différentes couches de populations qui allaient constituer Villeurbanne. Tantôt dauphinoise, tantôt savoyarde et, pour finir, rhodanienne (1852), la ville fut toujours un lieu d'affluence de populations. À la fin du dix-neuvième siècle, les Italiens apportent la main d'ouvre dont la France manque tant. En leur honneur, on baptise la rue des Bienvenus.
En 1927, leurs dons participent à la construction de l'église de la Sainte-Famille. En 1931, on dénombre 13 769 étrangers sur 63 000 habitants. Quelques années plus tard, au gré des vicissitudes de l'histoire, ce sont les Espagnols qui à leur tour trouvent terre d'accueil à Villeurbanne. En 1960, on construira, pour une seconde vague d'immigration, la première cité de transit à Saint-Jean. Arméniens, Portugais, Algériens, Marocains, Tunisiens, Européens de l'Est forment à leur tour des communautés soudées. Toutes créent des associations musicales ou sportives, diffusant leur identité dans le tissu villeurbannais.
C'est ainsi qu'à côté des dix églises catholiques, on trouve la Mission catholique italienne, une église réformée, deux églises évangéliques, une église néo-apostolique, la paroisse ukrainienne Saint-Athanase, la mosquée Errahma et la synagogue.
Une identité faite de différence
Le premier recensement de 1810 compte 1 903 habitants pour 430 maisons. La révolution industrielle s'implante de ce côté du Rhône, chassant l'agriculture. Un habitat ouvrier d'immeubles collectifs, de petites maisons et d'ateliers se développe autour des quartiers anciens comme autant de hameaux séparés. Cette structure en quartiers participe toujours au charme et à la personnalité multiple de Villeurbanne.
En 1931, avec 63 000 habitants, Villeurbanne entre dans le courant « hygiéniste » qui parcourt l'Europe. En réaction à l'insalubrité, on exalte la lumière, les avenues larges, les espaces verts. L'architecte Môrice Leroux est chargé par le maire, Lazare Goujon, de concevoir une nouvelle ville dans la ville. De briques et d'acier, 1 700 logements sociaux s'élèvent, dotés de l'eau courante, du gaz, de l'électricité, du chauffage central incinérant les déchets, de prises pour la cuisine électrique. Chaque groupement possède ascenseur, vide-ordures, des coursives lumineuses et de larges paliers pour susciter la convivialité.
Villeurbanne est en quête d'une d'identité et d'un centre : l'architecte Robert Giroud conçoit dans le même élan la maison commune, monumentale, dotée d'un beffroi de 65 mètres. Dans l'axe, une maison du peuple ou palais du travail, empile salle de conférences, brasserie-restaurant et piscine.
( Texte Copyright : www.mairie-villeurbanne.fr )
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